Ensemble, réécrivons les codes

La présence des filles, toutes formations numériques confondues, progresse à peine de 1% par an. A ce rythme, la parité ne sera atteinte qu’en 2070. 
La présence des femmes dans les métiers et filières du numérique est un enjeu de défense de notre modèle social et sociétal. Au-delà de cette double injustice sociale et sociétale, leur absence impacte nécessairement notre performance industrielle et, au bout du compte, notre souveraineté économique. Il est de notre responsabilité collective de mettre en place un numérique responsable, de confiance et inclusif pour l’intérêt général des générations futures. 

Un triple enjeu

Economique

On estime à plus de 230 000 emplois les besoins de recrutement des métiers numériques d’ici à 2025. Pourquoi se priver de 50% des talents ?  

  • Diversification des talents pour attirer un vivier de talents plus diversifié stimulant ainsi l’innovation et la créativité. 
  • Accroissement de la compétitivité pour une meilleure performance économique, notamment en termes de résolution de problèmes et d’adaptabilité. 
  • Réponse à des marchés sous tension pour réduire risque de fragilisation de pans entiers de l’économie due au manque de talents.  

Social

Sociétal

17%

La part des étudiantes en Informatique et science informatiques en cycle Ingénieur

Source : Repères et référence statistique 2023 – MESR-DEPP

6%

La part des étudiantes en BTS informatique

Source : Ministère de l’Education Nationale de la jeunesse et des sports, 2022-23-DEPP

3%

des filles choisissent la spécialité Numérique et sciences informatiques en 1ere

Source : Repères et référence statistique 2023 – MESR-DEPP

23%

La part des femmes exerçant une profession numérique en 2022

Source : INSEE Références « Emploi, chômage, revenus du travail », édition 2023

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Je donne

5 000 €

Soit le déploiement d’un stage

d’une semaine de sensibilisation au numérique pour 10 filles​. Ce stage De sensibilisation à destination des collégiennes ou lycéennes peut être réalisé par une association membre du collectif Femmes@Numérique implantée dans les territoires avec le support d’entreprises ou d’organismes locaux partenaires. 
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15 000 €

Soit l’équivalent de la mise à disposition et la maintenance d’un dispositif Parallaxe 2050

pendant 1 an​. Une séquence pédagogique en petit groupes mixtes animée par une personne experte dans l’escape-game, sensibilisant élèves et équipes pédagogiques aux métiers du futur, biais de genre. En incarnant des héroïnes et héros de ce futur, les jeunes toucheront du doigt plusieurs compétences numériques, et devront réussir les épreuves en un minimum de temps”.
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25 000 €

Soit ma participation dans un projet AMI CMA*

pour rendre attractifs les enseignements de mathématiques et d’informatique et ainsi présenter le potentiel des métiers du numérique auprès des élèves et des équipes pédagogiques.
*Appel à Manifestation d’Intérêt / Compétences et Métiers d’Avenir.
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la déclinaison régionales des assises nationales de la féminisation

des métiers et filières du numérique La déclinaison en terre occitane et sur les territoires ultramarin, des assises nationales qui se sont déroulées en février 2023 est une démarche essentielle dans la dynamique que nous portons au sein de Femmes@Numérique pour déployer les actions sur l’ensemble du territoire français. 
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Actualités

Dossiers et documentation 5 février 2024
« Faire la révolution numérique avec les femmes »
Alors que les voitures volantes, les robots humanoïdes et la poussette connectée faisaient sensation au Consumer Electronic show de Las Vegas en janvier, le directeur d’OpenAI, Sam Altman, suscitait toutes les curiosités à Davos où l’intelligence artificielle était au centre des discussions. Le numérique n’est plus limité à l’informatique au sens strict, c’est une composante déterminante de notre avenir. Il agrège tous les enjeux de notre temps, révolutionnant l’innovation, la science et l’industrie, tout en soulevant des questions éthiques et de gouvernance. Comment imaginer qu’il en résulte de véritables progrès sans l’inclusion et la participation active des femmes ?   Or, une réalité persiste : les salariées comptent, dans le numérique, pour moins de 18% dans les seules fonctions techniques ou de management. En parallèle, une pénurie des talents menace : 230 000 postes seront à pourvoir dans le numérique en France d’ici 2025. La présence des filles, toutes formations confondues, dans les métiers du secteur, progresse de seulement 1% par an. A ce rythme, la parité ne sera atteinte qu’en 2070.   Par ailleurs, dans son rapport « La Femme Invisible dans le numérique », publié en novembre 2023, le Haut Conseil à l’égalité rappelle qu’elles sont légèrement majoritaires parmi les usagers d’internet, en particulier sur les réseaux sociaux généralistes et moins de 10% des utilisatrices à être autrices de contenus.   Il est temps que cela change : la présence des femmes dans les métiers du numérique est un enjeu de défense de notre modèle social et sociétal. Leur absence impacte nécessairement notre performance industrielle et, au bout du compte, notre souveraineté économique. La relation entre la diversité de genre et l’innovation est bien établie : des équipes diversifiées, composées de personnes aux expériences et perspectives variées, sont plus créatives et résilientes.   Pour s’assurer que la révolution numérique se fasse avec les femmes, il faut impérativement que les parents et les enseignants les accompagnent dès leur plus jeune âge. Que les entreprises luttent contre les préjugés de genre, que les associations et syndicats poursuivent leur travail de mobilisation sur le terrain et que les politiques publiques soient toujours plus volontaristes.   Les filles ne manquent pas d’ambition. Cependant, elles peinent à s’identifier à des modèles inspirants, car ils sont souvent peu visibles, et elles continuent de croire qu’elles n’ont pas leur place dans des voies considérées comme destinées aux garçons.  Or, les femmes qui ont réussi dans le numérique sont les ambassadrices d’une diversité nécessaire. L’inspiration qu’elles donnent aux jeunes est un puissant moteur du changement. Nous avons besoin de modèles, de figures qui montrent la voie et démontrent que la réussite n’est limitée ni au genre, ni à l’âge, ni au territoire. Les envies naissent de la pluralité des parcours, des succès et des échecs, des défis surmontés.   A ce titre, les retours d’expériences et les travaux menés par les 42 entreprises et les 50 associations membres du collectif de Femmes@Numérique sont très précieux. Ils ont permis de proposer aux parties prenantes des solutions pour accélérer la féminisation des métiers et filières concernées.   Des mesures ont été initiées suite à la 1ère édition des Assises nationales de la féminisation des métiers et filières du numérique, en février 2023. Plusieurs régions académiques s’engagent pour agir dès le plus jeune âge. Une forte mobilisation des entreprises du numérique est attendue cette année afin d’accueillir des élèves en journée découverte métiers, en stage de 3e et de seconde. La visibilité de plus de 100 femmes du secteur est accentuée avec l’initiative #WomenInTechForFutur portée par Numeum et CCIP Ile de France en partenariat avec Femmes@Numérique, etc.   Dans quelques jours, aura lieu la 2ème session des Assises nationales. Entreprises, associations, pouvoirs publics et acteurs de terrain, réseaux et services publics de l’emploi, nous avancerons concrètement vers la féminisation de la Tech, un levier indispensable de l’égalité professionnelle. Notre fondation, ses partenaires et toutes les entreprises mécènes et organisations associées mettront en lumière plusieurs leviers dont les parcours exemplaires, la connaissance des réalités de terrain et l’action collective. Le chemin peut sembler encore long mais notre détermination est nourrie par l’engagement sans faille de nos partenaires qui mènent à nos côtés des actions concertées. Nous appelons les entreprises, associations, acteurs territoriaux à s’engager en nombre pour démultiplier l’impact de nos actions.  

Elisabeth Moreno, Présidente de la Fondation Femmes@Numérique et plus de 30 signataires

  • Elisabeth Moreno, Présidente Fondation Femmes@Numérique
  • Henri d’Agrain, Délégué général Cigref
  • Véronique Torner, Présidente Numeum
  • Jean Philippe Courtois, Vice-président Exécutif Microsoft
  • Delphine Pouponneau, Co-présidente AFMD
  • Vincent Lecerf, Directeur Exécutif en charge des Ressources Humaines Groupe Orange
  • Roxanne Varza, Directrice générale StationF
  • Laurence Rossignol, Sénatrice Val de Marne
  • Emmanuelle Larroque, Fondatrice Social Builder
  • Aline Aubertin, Présidente Femmes Ingénieures
  • Frédéric Duval, Vice-président Amazon France
  • Fabienne Arrata,  Directrice générale LinkedIn France
  • Alexia Reiss, Executive director Sista
  • Aude de Thuin, Fondatrice Sistemic
  • Audrey Derveloy, Présidente France Sanofi
  • Ayumi Moore, Fondatrice Women in tech Global
  • Catherine Barba, Co-Founder Envi
  • Catherine Ladousse, Présidente Collectif Ensemble contre le sexisme
  • Céline André, Déléguée générale Femmes des Territoires
  • Chiara Corazza, Membre du GEAC
  • Claudine Schmuck, Fondatrice Gender scan
  • Emilie Sediqian, Directrice Générale Salesforce France
  • Fabien Figula  Letort, Co-fondateur AFL Diversity
  • Gabriela Belaid, Présidente Centrale supelec au féminin
  • Marie Eloy, Fondatrice Bouge Ta Boîte
  • Marie Pierre Rixain, Députée de l’Essone
  • Martine Reynier, Financi’Elles
  • Olivier NOLLENT, Président directeur généralSAP France
  • Patricia Lecoq Cercle, InterElles
  • Patrick Hirigoyen, Directeur général délégué Wavestone
  • Romain Plaisantin, Co-président AFMD
  • Sandrine Charpentier, CEO startup Mixity.co
  • Soumia Malinbaum, Présidente CCI Paris
  • Vanessa Chocteau, Directrice Générale de Docaposte Institute
En savoir plus
Dossiers et documentation 2 février 2024
2ème édition des Assises Nationales de la féminisation des métiers et filières numériques

Parce que de l’inspiration nait l’action : Imaginons-nous, inspirons-nous, réinventons-nous ! Jeudi 8 février 2024

De 8h30 à 18h30 – Lycée d’Etat Jean Zay 10, rue du docteur Blanche 75016 Paris

(Programme non définitif en cours d’élaboration)

Souhaitons-nous un monde sans femme dans une économie numérique en croissance façonnant notre société ?

La plupart des défis de notre temps – énergies propres, bâtiments et villes durables, nouveaux outils de production, modes de transports et de consommation, sobriété, intelligence artificielle, santé, gestion des données, transformation numérique de notre société, cybersécurité… – sont autant de défis qui ont déjà impacté nos modes de vie, et qui concernent, dans toutes leurs dimensions, autant les femmes que les hommes. Comment peut-on alors envisager de progrès possible, pour la société et son économie, si les femmes ne sont pas associées à cette dynamique de développement de notre économie numérique ?
Au programme : 
  • La photographie 2024 de l’économie numérique
  • L’invisibilité des femmes (rapport du haut Conseil à l’Egalité)
  • L’inadéquation entre les formations et la demande de compétences
  • Les filles manqueraient d’ambition.. vraiment ? ((3ème baromètre AFMD/CGE portant sur les stéréotypes de genre et les valeurs professionnelles des étudiantes et étudiants des Grandes écoles)
  • Diffusion du court métrage « Au bout du compte » réalisé par Raphaël Poirier et Kenza Oukhemanou dans le cadre du concours « Phénoménales » piloté par l’association Femmes&Cinéma.

Court Métrage

Au bout du compte par Raphaël Poirier et Kenza Oukhemanou
Diffusion de « Au bout du compte » par Raphaël Poirier et Kenza Oukhemanou Ce film a été réalisé par Raphaël Poirier et Kenza Oukhemanou, ainsi qu’accompagné par Clap Productions, dans le cadre du concours “Phénoménales” piloté par l’Association Femmes et cinéma avec la participation de France télévisions et le soutien du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, du Ministère de l’Égalité, de l’INRIA, de la Fondation l’Oréal, du Ministère de la Culture et du Centre National de la Cinématographie.

Temps fort #2 : Inspirons-nous

Même les baleines ont des mentors ! Une séquence tout en inspiration… mais chut .. pour en savoir plus il sera nécessaire d’être parmi les personnes présentes le 8 février prochain.

Temps fort #3 : Réinventons-nous

Il est temps d’accélérer le changement d’échelle Accélérer avec l’ensemble des partenaires le déploiement des initiatives les plus impactantes à l’échelle du territoire national tout en intensifiant l’expérimentation de nouvelles actions. C’est la raison d’être des Assises Nationales de la féminisation des métiers et filières du numérique : mettre en lumière et en action les synergies entre associations de terrain, collèges et lycées, écoles, universités et acteurs de la formation, institutionnels, entreprises, territoires et ministères concernés par ces enjeux.
Au programme : 
  • Présentation du baromètre SheLeadsTech mené cette année en partenariat avec Femmes@Numérique
  • Remise des 3 trophées par Elisabeth MORENO, Présidente de la Fondation Femmes@Numérique suivie d’une table ronde en présence des représentants des organisations lauréates

Présidé par

Elisabeth Moreno Présidente de la Fondation Femmes@numérique et ancienne ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes. Nous sommes heureux de vous convier à la 2ème édition des Assises Nationales de la féminisation des métiers et filières du numérique, présidée par Elisabeth Moreno, présidente de la fondation Femmes@Numérique.

Les animateurs

Marc Landré EX-JOURNALISTE ÉCONOMIQUE ET SOCIAL / ASSOCIATE PARTNER DE SIA PARTNERS
Marjorie Paillon JOURNALISTE, PRODUCTRICE ET AUTEURE FRANÇAISE.

Les intervenants

Elisabeth Moreno PRÉSIDENTE DE LA FONDATION FEMMES@NUMÉRIQUE ET ANCIENNE MINISTRE DÉLÉGUÉE À L’ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES
Catherine Ladousse VICE-PRÉSIDENTE DU HAUT CONSEIL À L’EGALITÉ
Patrick Hirigoyen DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ DE WAVESTONE
Jean-Marie Chesnaux INSPECTEUR GÉNÉRAL DE L’ÉDUCATION, DU SPORT ET DE LA RECHERCHE, ADMINISTRATEUR DE L’ETAT
Caroline de Grandmaison PRÉSIDENTE FRANCE ET LUXEMBOURG DE CGI
Marie-Caroline Missir DIRECTRICE GÉNÉRALE DE RÉSEAU CANOPÉ
Delphine Pouponneau PRÉSIDENTE DE L’AFMD
Gina Gulla-Menez RESPONSABLE MASTER SIEE, PARIS DAUPHINE
Axelle Davezac DIRECTRICE GÉNÉRALE DE LA FONDATION DE FRANCE
Emmanuelle Joseph-Daily AUTRICE DE « LA STRATÉGIE DU POULPE » (2021) / ANTHROPOLOGUE CONFÉRENCIÈRE
Peggy Vicomte DIRECTRICE GÉNÉRALE DE FEMMES@NUMÉRIQUE

Et bien plus à venir…

Dossiers et documentation 28 juin 2023
Des propositions structurantes pour la féminisation des métiers du numérique
  À l’occasion des premières Assises de la féminisation des métiers et filières du numérique, Femmes@Numérique, initiatrice et porteuse de ce projet, présente des solutions concrètes et structurantes visant à créer des leviers d’actions impactants en faveur de l’accès des femmes aux métiers du numérique. Nous avons ainsi élaboré 14 propositions structurantes.   Le jeudi 1er juin dernier, à l’occasion de la séance publique annuelle Femmes@numérique, 5 de ces propositions ont été mises en avant : La proposition numéro quatre qui vise à “revaloriser la place des sciences dont les mathématiques sont le langage essentiel, auprès de tous les publics et le public féminin en particulier, en montrant leur complémentarité pour répondre aux défis du vivre-ensemble et aux défis technologiques de notre société. Pour cela, rendre les mathématiques accessibles à tous et à toutes en les considérant comme n’importe quelle autre discipline, et en particulier comme le français, en les adaptant aux besoins des élèves et en montrant les bénéfices de l’apprentissage au raisonnement.”. Nous constatons que 22% des femmes de 25 à 34 ans redoutent, voire renoncent à s’orienter dans les filières et métiers scientifiques ou toute autre filière et métier majoritairement composé d’hommes. Il est donc urgent d’agir dans les territoires et de promouvoir les filières du numérique auprès des jeunes filles. Nous prévoyons d’étendre les assises du numérique à travers la France et de mobiliser les départements régionaux et départementaux. La septième proposition a pour but de “[…] promouvoir la spécialité NSI auprès des jeunes filles en conférant à chaque établissement scolaire la capacité d’offrir la spécialité NSI […], et valoriser cette spécialité dans le cadre de la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur, grâce à des actions spécifiques de promotion des sciences, notamment du numérique. Ces actions de promotion doivent être menées parallèlement à des actions de lutte contre l’ensemble des freins qui bloquent l’accès des femmes à ces spécialités […]”. Nous remarquons que seulement 13% des jeunes filles choisissent la spécialité NSI, ce qui ne permettra pas d’atteindre la parité dans les 5 ou 10 prochaines années. Il est nécessaire de communiquer avec le ministère de l’Éducation nationale pour que la question de la mixité soit intégrée aux programmes NSI. La douzième proposition, quant à elle, s’intéresse à “répondre à la future augmentation des effectifs féminins dans les formations du supérieur et, par conséquent, une augmentation des effectifs globaux tous genres confondus en augmentant en conséquence le nombre de postes d’enseignantes et enseignants du supérieur dans les disciplines du numérique et des sciences informatiques et de diffuser largement les bonnes pratiques mises en place.”. Aujourd’hui, seulement 22% des professeurs dans le STIM sont des femmes. Il est donc essentiel d’augmenter en conséquence les effectifs féminins dans les formations du numérique. La treizième proposition vise à “ Orienter les dispositifs financiers liés aux compétences vers les publics féminins en lien avec les organisations et les branches professionnelles. Les actions menées par les branches professionnelles en direction des entreprises doivent favoriser la mise en place de dispositifs de mentorat, d’alternance et d’apprentissage des jeunes femmes pour faciliter leur formation et leur insertion professionnelle dans les métiers du numérique.”. Le pouvoir public joue un rôle essentiel, mais il est également important de ne pas oublier l’implication des branches professionnelles. Les acteurs qui composent ces branches ont un rôle crucial à jouer dans la mise en œuvre de l’orientation et de l’action collective en matière de formation, d’accompagnement des entreprises et d’égalité professionnelle. Enfin, la quatorzième proposition traite du développement « des dispositifs budgétaires dédiés à l’orientation, la formation et l’insertion professionnelle des femmes dans le numérique (jeunes, salariées, demandeuses d’emploi…) en allouant des budgets spécifiques, venant en complément des budgets déjà existants. Faire adopter cette orientation budgétaire dans le cadre du prochain projet de loi de finances et du budget alloué au ministère du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion. “. Les évolutions rapides du numérique et de ses impacts sur l’ensemble des secteurs d’activité nécessitent que les femmes puissent acquérir des compétences tout au long de la vie professionnelle et non plus uniquement en formation initiale.   Ces propositions ont vocation à faire évoluer ou amplifier les politiques publiques dans les champs de l’orientation, de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’insertion sur le temps long et de façon systémique pour créer les conditions optimales et durables pour un accès massif des femmes aux formations et à l’exercice des métiers du numérique. Ces actions doivent être conduites en synergie entre associations de terrain, collèges et lycées, écoles, universités et acteurs de la formation, entreprises, employeurs, institutionnels, collectivités locales et ministères pour déployer les initiatives les plus impactantes à l’échelle du territoire national.
Dossiers et documentation 25 juin 2023
L’édito de l’été d’Elisabeth MORENO, Présidente de la Fondation Femmes@Numérique
  « Toutes nos félicitons à Madame la ministre Bérangère Couillard et Monsieur le ministre Gabriel Attal, pour leurs nominations respectives au Ministère délégué chargé de l’Égalité femmes/hommes et de la Lutte contre les discriminations et au Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse Nous saluons également l’engagement des ministres Isabelle Rome et Pap Ndiaye tout au long de leur mandat. *Ensemble pour une Transformation Numérique Équilibrée !*   Femmes@Numérique, en proche collaboration avec nos partenaires académiques, entreprises, associatifs et institutionnels est déterminée à accélérer le mouvement de la féminisation des métiers du numérique. Le soutien de tous n’est pas seulement apprécié – il est essentiel pour atteindre cet objectif collectif. L’absence de femmes dans le numérique est bien plus qu’un problème de représentation. C’est un danger qui risque de perpétuer les biais et les préjugés et nous préparerait un futur qui ne correspond pas à la réalité de notre société diverse. Conception, gestion, sécurisation, création, innovation, éthique, le compte à rebours est entamé et il n’est pas encore trop tard pour redéfinir les règles du jeu de la mixité dans le numérique. Pour nos filles, afin qu’elles puissent contribuer à la construction d’un avenir qui non seulement correspond à leurs aspirations, mais qui les inspire et les encourage à réaliser leurs ambitions les plus audacieuses. Et pour toutes les femmes qui aspirent à s’emparer du numérique par la formation, la reconversion ou le leadership : nous sommes à vos côtés. Votre aspiration et votre motivation sont nos moteurs.   Le changement n’est plus une option. C’est une nécessité et une responsabilité collective. Nous devons agir maintenant pour faire du numérique un espace plus inclusif et attractif. C’est l’un des objectifs du programme #TechPourToutes annoncé par la première ministre, Elisabeth BORNE à #Vivatech, que nous portons avec Fondation Inria entre autres. Ensemble et avec le soutien de Sylvie Retailleau Jean-Noël Barrot Bérangère Couillard Gabriel Attal et tous nos partenaires, en agissant collectivement, nous pourrons relever les nombreux défis de notre société et créer un futur numérique qui nous ressemble et nous rassemble. Rendez-vous dès la rentrée scolaire 2023 pour porter ensemble de nouveaux projets toujours plus ambitieux et impactants ! D’ici là, nous vous souhaitons un bel été. »   Élisabeth Moreno, Présidente Fondation Femmes@Numérique
Dossiers et documentation 14 juin 2023
Elisabeth MORENO succède à Henri D’AGRAIN à la Présidence de la Fondation Femmes@Numérique
  Femmes@Numérique annonce la nomination à la présidence de la Fondation Femmes@Numérique d’Elisabeth Moreno, ancienne ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances. Elisabeth Moreno, qui fut successivement cheffe d’entreprise, cadre dirigeante, juge consulaire et femme politique, a développé, tout au long de son parcours professionnel, un charisme exceptionnel, un leadership incontestable, une immense capacité de résilience et un sens aiguë des responsabilités. En 2006, elle obtient un Executive MBA européen avant de devenir Juge consulaire bénévole au tribunal de commerce de Bobigny en janvier 2015, après une formation à l’École nationale de la magistrature (ENM). Passionnée par le monde des nouvelles technologies, elle a notamment été directrice commerciale Europe Moyen-Orient et Afrique de Dell, présidente et directrice générale France de Lenovo, directrice générale de Hewlett Packard (HP) Afrique. En 2020, Elisabeth Moreno a été nommée par le président de la République française, Emmanuel Macron, au poste de ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances au sein du gouvernement français, où elle a présenté avec succès un projet de loi destiné à protéger les victimes de violences conjugales, un autre pour promouvoir l’émancipation économique des femmes et une loi pour protéger les victimes de thérapies de conversion. Elisabeth Moreno a également lancé une plateforme numérique de lutte contre les discriminations, en collaboration avec le Défenseur des droits, et a créé, en 2023, la Puissance du Lien, association qui s’adresse aux femmes et aux hommes engagés à mettre en œuvre des actions concrètes et pratiques pour faire évoluer l’inclusion, la diversité et la mixité dans toutes les sphères de la société. Avec la nomination d’Elisabeth Moreno à la présidence de son comité exécutif, la Fondation Femmes@Numérique, hébergée par la Fondation de France, confirme son ambition d’impulser un changement d’échelle dans les problématiques économiques sociales et sociétales de la sous-représentation des filles dans les filières de formations du numérique et des femmes dans les métiers et filières du numérique. « Cela fait vingt ans que j’observe la manière dont le numérique façonne notre avenir. Vingt ans que je vois les femmes s’en éloigner, alors même qu’elles ont un rôle essentiel à y jouer. J’ai pu constater l’impact direct de ce manque de mixité dans notre capacité à créer, innover ou recruter les talents. Le compte à rebours est lancé, plus vite nous féminiserons le numérique, plus vite nous atteindrons une synergie puissante entre les talents féminins et les technologies innovantes et impactantes. Je salue les actions volontaristes des nombreux acteurs institutionnels, associatifs et entreprises qui œuvrent dans ce sens depuis plusieurs années. En particulier Femmes@Numérique et tout son écosystème. Je suis à la fois honorée et enthousiaste de rejoindre cette belle équipe composée de professionnels du secteur animée par une même ambition : Offrir aux filles et aux femmes un espace où elles puissent exprimer leurs talents et contribuer au développement technologique et économique de la France. Je veux remercier chaleureusement le Président Henri D’Agrain dont le leadership éclairé a permis de réaliser de nombreuses avancées dans ce secteur. Mon ambition est de poursuivre ce travail avec audace et de l’amplifier avec l’ensemble des parties prenantes. Agissons pour rendre le numérique plus inclusif et donc plus attractif pour toutes celles et ceux qui y voient une opportunité d’agir positivement sur les mutations de notre temps » Elisabeth Moreno, Présidente de la Fondation Femmes@Numérique. « C’est avec une immense fierté que je passe le flambeau de la présidence de la Fondation Femmes@Numérique à Elisabeth Moreno. Notre démarche en faveur de la féminisation des métiers du numérique, ces métiers qui permettent d’apporter des solutions aux défis économique, sociaux et environnementaux auxquels nous sommes collectivement confrontés, appelait une personnalité de la stature d’Elisabeth pour accompagner sa dynamique nouvelle de passage à l’échelle auprès de toutes les filles et de toutes les femmes, dans tous les territoires. Elisabeth pourra compter sur mon engagement et celui du Cigref, à ses côtés, pour porter avec elle cette ambition majeure pour l’avenir de notre pays » déclare Henri d’Agrain, délégué général du Cigref et ex-président de la Fondation Femmes@Numérique.   « Cette nomination est une nouvelle exceptionnelle pour Femmes@Numérique ; elle s’inscrit dans un contexte d’accélération de notre démarche depuis les premières assises nationales de la féminisation des métiers et filières du numérique en février dernier. C’est aussi une belle opportunité pour impulser une dynamique de travail renforcée entre l’ensemble des contributeurs de la démarche Femmes@Numérique représentés au sein de la Fondation ou de l’Association qu’ils soient issus du monde économique, académique, institutionnel ou associatif » Corinne Lossy-Dajon, présidente de l’Association Femmes@Numérique.
Dossiers et documentation 21 février 2023
Les premières Assises Nationales de la féminisation des métiers du numérique
Dans la poursuite de ses actions fédératrices, Femmes@Numérique a organisé le 16 février 2023, à Bercy, la première édition des Assises nationales de la féminisation des métiers et filières numériques : « Face à l’urgence que faire ? ». L’objectif de cet événement était de partager un panorama des actions les plus impactantes menées dans les secteurs public, privé et associatif, en matière de féminisation des métiers et filières du numérique, en vue d’identifier les actions à amplifier ou à initier qui permettront de changer d’échelle. Corinne Dajon, Présidente de l’Association Femmes@Numérique, a précisé dans son discours d’ouverture : « Notre motivation à organiser cet évènement est principalement née de notre prise de conscience de l’urgence à se mobiliser sur ce sujet majeur qu’est la Féminisation des Métiers et filières du Numérique qui constitue un triple enjeu : économique, social et sociétal. Il était de notre responsabilité de le faire, à travers notamment l’une des 4 missions de Femmes@Numérique qui est « d’éclairer » et notre rôle de contributeur aux réflexions prospectives et aux affaires publiques afin d’assurer la continuité et la cohérence des actions à toutes les étapes de la vie scolaire et professionnelle des femmes. Face à l’urgence, nous avons des propositions concrètes de projets d’envergure nationale et nous comptons sur vous pour vous joindre à nous en consortium pour maximiser l’impact. » Dans son discours d’ouverture, Henri d’Agrain, président de la Fondation Femmes@Numérique a quant a lui rappelé : « Nous savons désormais que sans la mobilisation ferme et ambitieuse de la puissance publique, toutes nos actions, et même les plus impactantes d’entre elles, resteront sans effet à l’échelle de notre pays et dans la durée. Nous savons que toute l’énergie et toute l’intelligence déployées par le mouvement associatif ne seront pas suffisantes, que nous ne parviendrons pas, sans le soutien puissant et structuré de l’Etat, à transformer en profondeur la représentation genrée des métiers du numérique, que nous ne parviendrons pas à déconstruire les déterminismes, inconscients et enkystés au plus profond de chacun de nous, déterminismes qui éloignent les filles de ces métiers, ces métiers indispensables, tant pour répondre aux principaux défis, notamment climatiques, auxquels l’humanité est confrontée, que pour construire et organiser les futurs numériques de notre société. »  

METTRE EN PLACE DES POLITIQUES PUBLIQUES ADAPTÉES

Le ministre Jean-Noël Barrot, Ministre délégué auprès du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de la Transition numérique et des Télécommunications a ouvert l’événement en revenant sur les enjeux portés par le gouvernement dans le plan d’investissement France 2030Il a souligné le travail de main qui doit être fait entre les institutions publiques, les établissements scolaires et les entreprises pour « préparer la société tout entière à s’engager dans les métiers de demain en faisant le pari de la formation ». Pour y parvenir, Catherine Ladousse, coprésidente de la commission parité au sein du Haut Conseil Européen (HCE), s’est appuyée sur les résultats du dernier rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France pour rappeler l’importance d’agir sur les biais genrés dans le secteur numérique, aussi bien pour les métiers numérisés que les métiers numérisants. Claude Roiron, haute fonctionnaire égalité filles-garçons au ministère de l’Education nationale, insiste sur le fait que 28% des ingénieurs en France sont des femmes et qu’il y a urgence à sensibiliser les enseignant·es et les parents, aux stéréotypes de genre et idées reçues quant aux métiers du numériques. Jean-Claude Laroche, président du Cigref évoque, quant à lui, la Loi d’orientation et la nécessité d’avoir un cadre fédérateur permettant à l’ensemble des acteurs d’articuler leurs actions autour des mêmes objectifs.

DANS LA SÉQUENCE « LES VOIX DE L’URGENCE »…

« Au-delà d’attirer des profils féminins, plus divers et plus ingénieux, un des véritables enjeux qui attend notre société est celui de créer des ponts entre le monde de l’ingénierie, de la recherche et le monde de l’entreprise. » Maya Noël, directrice générale de France digitale « La souveraineté numérique ne doit pas avoir de sexe, de couleur politique, de secteur public ou privé, elle doit être faite de compétences. » Philippe Dewost, directeur d’EPITA « Il n’y a pas un « profil féminin type » que l’on cherche à recruter dans le numérique, puisque ce que l’on cherche se sont effectivement des compétences. En revanche, nous avons grand besoin de démasculiniser les compétences. » Jean-Christophe Morisseau, personnalité qualifiée au sein du conseil d’administration de Numeum, CEO Red Hat France

EGALITÉ RÉELLE, LE CHEMIN EST ENCORE LONG

Isabelle Collet, présidente de la section des sciences de l’éducation à l’Université de Genève, revient sur la mise en place de quotas de femmes dans les entreprises qui, s’il s’agit bien d’une mesure de rattrapage peu couteuse, met mal à l’aise et devient problématique lorsque le quota n’est pas assumé dans l’entreprise. Delphine Peresan-Roudil, historienne de l’art, ingénierie pédagogique et culturelle, compare le secteur du numérique à celui des arts plastiques et du patrimoine. A l’inverse du numérique, si 80% des étudiants en art sont des femmes et que les biais sexistes ne sont pas à l’entrée de la formation, elle précise que « les biais attendent les femmes à la sortie ». Selon elle, le plafond de verre persiste car, bien que minoritaires, les hommes sont plus nombreux à occuper les postes de directions et sont davantage distingués ou reconnus. Rachel Wadoux, référente égalité-diversité à la Direction interministérielle du numérique, poursuit en ce sens en précisant que le plafond de verre est également présent dans la fonction publique et que, par ailleurs, une enquête exploratoire dans les fonctions numériques a été menée pour tenter d’expliquer la sous-représentation des femmes. Les résultats ont démontré que des efforts restaient à fournir pour réduire le sexisme et les environnements de travail hostiles dans les filières peu mixtes. Delphine Pouponneau, directrice de la diversité et de l’inclusion Groupe d’Orange, explique que pour pallier l’absence de femmes dans les viviers de recrutement, un CFA et un programme Hello Women ont été créés par le Groupe avec pour objectif d’obtenir 30% de femmes dans les promotions. Elle rapporte néanmoins que cela n’est pas suffisant car il reste encore beaucoup à faire en matière de formation des managers, de reconnaissance et de valorisation des parcours de femmes, ou encore d’égalité salariale. Enfin, pour conclure, Emmanuelle Larroque, fondatrice de Social Builder, rappelle la nécessité de concevoir les emplois de demain en termes de compétences et non pas en termes de métiers. Les métiers évoluant constamment et de manière rapide, il est important d’avoir ce prisme « compétences » dès maintenant puisque 50% de la population mondiale devra être « reformée » dans les 5 ans à venir.   En séance conclusive, deux grands projets ont été présentés :
  • « 10 000 TechTudiantes » proposé par l’INRIA
  • « l’Observatoire des métiers de la féminisation des métiers du numérique » proposé par Femmes@Numérique
« Nous souhaitions que ces Assises soient le lieu de concertation entre les pouvoirs publiques, les parlementaires et les représentants de la société civile, entreprises et associations, pour construire les compétences technologiques et numériques de la jeunesse, et particulièrement des jeunes filles. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition !» : Henri d’Agrain, président de la Fondation Femmes@Numérique « Nous sommes toutes et tous concernés et nous avons besoin de l’engagement de chacun d’entre vous pour accélérer l’accès des femmes au Numérique et relever les défis de demain. (acteurs privés, publics, éducation, formation, associations, parents, famille, enseignantes et enseignants, …) » : Corinne Dajon, Présidente de l’Association Femmes@Numérique  »   Isabelle Rome, Ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, dans son allocution de cloture a précise : « Ces freins qui poussent certaines filles à refuser d’embrasser des carrières scientifiques, il faut les nommer, les pointer du doigt et, surtout, les éradiquer – c’est-à-dire les extraire à la racine – dès le plus jeune âge. »   Retour sur cette 1ère édition en photos, vidéos, dessins Consulter le plaidoyer

Femmes numériques en vidéo

Episode 1 : le numérique, c’est pas pour les filles

Découvrez la mini-série aux presque 6 millions de lectures sur youtube “cassons les codes” de Femmes@Numérique, l’Opco Atlas et Numeum Action financée et pilotée par l’Opco Atlas selon des axes de coopération définis dans la convention signée avec le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Episode 2 : le numérique; c’est pas écologique !”

Cassons les codes avec le deuxième épisode de notre mini-série et découvrons que l’on peut agir en travaillant dans le numérique.

Episode 3 : le numérique; c’est un secteur pas inclusif !

Cassons les codes avec le troisième épisode de notre mini-série et découvrons que le métier de pen-testeuse pour cracker des systèmes informatiques pour détecter des failles de sécurité.